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Le monde parfait : réseaux sociaux, identité numérique, euro numérique et avenir de l’argent liquide

Nous rêvons tous d’un monde parfait. Pourtant, ce monde parfait n’est jamais le même pour tout le monde. Ce qui paraît idéal pour Paul ne l’est pas forcément pour Jacques, et encore moins pour Bernadette. Chacun imagine la société parfaite selon sa propre vie, ses propres peurs, ses propres besoins et sa propre manière de réfléchir.

C’est exactement ce que l’on constate aujourd’hui avec les débats autour de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, de la vérification de l’âge, de l’identité numérique et de l’arrivée possible de l’euro numérique.

Les mêmes personnes qui réclament depuis des années davantage de protection pour les enfants s’inquiètent désormais des moyens qui pourraient être utilisés pour appliquer cette protection. Les mêmes personnes qui dénoncent le harcèlement en ligne, les prédateurs sexuels et les dangers des réseaux sociaux crient maintenant à la surveillance généralisée dès qu’un contrôle de l’âge est envisagé.

Il faut donc remettre les choses dans leur ordre, revenir aux textes et surtout arrêter de transformer une phrase en une vérité absolue sans lire l’ensemble de ce qui est réellement proposé.

Gabriel Attal a-t-il parlé d’un contrôle concernant toute la population ?

Oui, dans les propositions évoquées concernant l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, il est bien question d’un système de vérification de l’âge pouvant concerner l’ensemble des utilisateurs.

Mais encore faut-il comprendre ce que cela signifie.

Pour qu’une interdiction des réseaux sociaux aux mineurs soit réellement applicable, il ne suffit pas de demander uniquement aux personnes qui déclarent avoir moins de quinze ans de prouver leur âge. Un enfant pourrait simplement mentir sur sa date de naissance et déclarer qu’il est majeur.

C’est précisément pour cette raison que plusieurs responsables politiques, dont Gabriel Attal, ont évoqué un système de vérification de l’âge applicable au moment de la création d’un compte ou de la connexion à certains services.

Le député Louis Boyard a d’ailleurs affirmé à l’Assemblée nationale que le site de campagne de Gabriel Attal prévoyait un contrôle des identités visant toute la population, quel que soit l’âge des personnes concernées.

Cette phrase existe donc bien. Mais cela ne signifie pas automatiquement que Facebook, TikTok, Instagram ou les autres plateformes conserveront une photocopie de votre carte d’identité. Cela ne signifie pas non plus que l’État aura accès à tous vos comptes, à vos messages privés ou à l’ensemble de votre vie numérique.

Plusieurs solutions techniques sont actuellement envisagées. Parmi elles, l’utilisation d’un tiers de confiance ou d’une identité numérique capable de confirmer uniquement que l’utilisateur possède l’âge requis, sans transmettre toutes ses informations personnelles à la plateforme.

Les modalités précises ne sont pas encore définitivement arrêtées. Il existe un véritable débat entre les personnes qui considèrent qu’un contrôle généralisé est indispensable pour empêcher les mineurs de contourner la loi et celles qui craignent que ce système banalise la vérification d’identité sur Internet et réduise progressivement l’anonymat en ligne.

La logique est pourtant assez simple : il est impossible de distinguer un mineur d’un majeur sans vérifier, d’une manière ou d’une autre, l’âge de la personne.

La vraie question n’est donc pas seulement de savoir s’il y aura une vérification. La vraie question est de savoir comment elle sera réalisée, quelles données seront demandées, qui les conservera et quelles garanties seront prévues pour protéger les utilisateurs.

Vous avez demandé à l’État de protéger les enfants

Il faut aussi rappeler une chose essentielle. Depuis des années, la population demande au gouvernement d’agir contre le harcèlement scolaire et le harcèlement numérique. On demande des mesures contre les adultes qui contactent des enfants sur les réseaux sociaux, contre les prédateurs sexuels, contre les défis dangereux, contre les humiliations publiques et contre les phénomènes qui conduisent certains adolescents au suicide.

La population a demandé à l’État de réagir.

L’État commence à proposer des mesures.

Et maintenant, une partie de cette même population n’est plus contente.

À un moment donné, il faut savoir ce que l’on veut. Soit nous voulons protéger les adolescents de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, soit nous refusons tous les systèmes permettant de vérifier leur âge et nous acceptons alors que l’interdiction soit facilement contournée.

Le rôle d’un parent est normalement de protéger son enfant et de l’accompagner pour qu’il devienne un adulte responsable. Le parent est également responsable de l’usage que son enfant fait d’un téléphone ou d’une tablette.

Un mineur peut devenir la victime d’un harcèlement, mais il peut également devenir lui-même un harceleur. Dans les deux cas, on ne peut pas considérer que les adultes n’ont aucune responsabilité.

De nombreux parents laissent aujourd’hui un téléphone ou une tablette à leurs enfants pour être tranquilles. Ils ne regardent pas toujours les applications utilisées, les vidéos visionnées, les personnes contactées ou les commentaires publiés. Une interdiction plus stricte des réseaux sociaux les obligerait probablement à reprendre une place plus importante dans l’éducation numérique de leurs enfants.

Les mineurs ne seraient pas nécessairement privés d’Internet. Ils pourraient encore accéder à de nombreux sites et services. Les messageries comme WhatsApp ou Telegram ne seraient pas forcément concernées de la même manière. Le cas de YouTube reste également particulier, car la plateforme contient à la fois des fonctions proches d’un réseau social et une quantité importante de contenus éducatifs.

Tout cela doit encore être précisé. Mais il ne faut pas présenter cette proposition comme si l’on allait couper entièrement Internet aux enfants.

Sommes-nous réellement sur le point d’être fichés ?

J’entends la peur de nombreuses personnes concernant la création d’un fichier ou l’utilisation de l’identité numérique.

Mais il faut également être honnête : nous avons déjà transmis notre identité à une quantité considérable d’organismes.

Lorsque vous ouvrez une ligne téléphonique ou un abonnement mobile, on vous demande une pièce d’identité, une carte bancaire ou un relevé d’identité bancaire. Lorsque vous effectuez certaines démarches administratives, vous utilisez FranceConnect. La Sécurité sociale, la CAF, les impôts et de nombreux services publics possèdent déjà des informations permettant de vous identifier.

Lorsqu’une enquête judiciaire est ouverte et qu’un juge l’autorise, les autorités peuvent également accéder à de nombreuses données bancaires et administratives.

J’en ai moi-même fait l’expérience lors d’un contrôle fiscal. Mes comptes professionnels et personnels ont été examinés. On m’a même retrouvé un ancien compte bancaire dormant dont j’avais oublié l’existence et sur lequel il restait moins de dix euros.

Cela montre bien que les informations existent déjà. La question est de savoir dans quelles conditions elles peuvent être consultées, croisées ou utilisées.

Nous devons évidemment rester vigilants. Il ne faut pas tout accepter sans réfléchir. Mais il faut aussi arrêter de faire croire que l’identité numérique créerait soudainement, à partir de rien, une société dans laquelle personne ne posséderait déjà d’informations sur nous.

Les téléphones, les publicités et les données personnelles

Beaucoup de personnes ont déjà vécu une expérience troublante. Elles parlent d’un produit à côté de leur téléphone, sans effectuer de recherche, puis voient apparaître des publicités correspondant précisément à cette conversation.

Vous parlez avec votre conjoint d’un robot aspirateur, d’un nouveau téléphone ou d’un produit contre la cellulite, et quelques heures plus tard, des publicités apparaissent sur vos réseaux sociaux.

Que l’explication provienne du micro, du croisement de données, des habitudes de navigation, des applications installées, des personnes qui se trouvent autour de vous ou des algorithmes publicitaires, le constat reste le même : nos appareils collectent et analysent déjà une quantité énorme d’informations.

Pourtant, de nombreuses personnes utilisent quotidiennement ces téléphones, acceptent les conditions générales sans les lire, autorisent les applications à accéder au micro, à la localisation, aux contacts ou aux photos, puis découvrent soudainement avec effroi que leurs données peuvent être utilisées.

Encore une fois, le sujet mérite un véritable débat. Mais ce débat doit partir de la réalité et non de l’idée que tout commencerait uniquement avec une nouvelle proposition gouvernementale.

Il faut lire les textes au lieu de lire uniquement les gros titres

Le principal problème aujourd’hui vient des raccourcis.

Des personnes publient un titre spectaculaire, une phrase sortie de son contexte ou une vidéo de quelques secondes. Elles affirment ensuite avoir découvert une vérité cachée, alors qu’elles n’ont parfois jamais lu le texte complet.

Elles transmettent leur interprétation à des milliers de personnes, qui la repartagent sans vérifier. En quelques heures, une hypothèse devient une certitude et une proposition en discussion devient une loi présentée comme déjà applicable.

Il est pourtant possible de consulter les textes officiels, les travaux du Sénat, ceux de l’Assemblée nationale ou du Parlement européen. Lorsqu’un texte paraît difficile à comprendre, les outils d’intelligence artificielle peuvent également aider à le reformuler plus simplement.

Vous pouvez copier le texte et demander : « Explique-moi simplement ce que signifie ce passage. » Vous pouvez ensuite poser des questions précises sur les points que vous ne comprenez pas.

Je ne dis pas qu’il faut croire aveuglément une intelligence artificielle. Je dis qu’il existe aujourd’hui des moyens de mieux comprendre un texte avant de partager une interprétation erronée.

Le plus important est de revenir à la source.

Le véritable entre-deux mondes

Depuis plusieurs années, je parle d’un entre-deux mondes.

D’un côté, il existe des gouvernements qui peuvent chercher à contrôler, à orienter ou parfois à manipuler la population.

De l’autre, il existe des personnes qui prétendent dénoncer cette manipulation, mais qui utilisent exactement les mêmes méthodes : elles sélectionnent les informations qui les arrangent, modifient les mots, exagèrent les conséquences et entretiennent la peur pour obtenir des vues, de l’argent ou de l’influence.

Elles affirment vouloir libérer la population, mais elles l’enferment dans une autre forme de pensée unique.

Elles reprochent aux gouvernements de diviser pour mieux régner, alors qu’elles divisent elles-mêmes pour créer du buzz et gagner de l’argent.

Entre ces deux groupes, il existe des personnes qui essaient encore de réfléchir. Elles ne croient pas aveuglément le gouvernement, mais elles ne croient pas non plus automatiquement tous les prétendus lanceurs d’alerte.

Ces personnes lisent, comparent, vérifient et essaient de comprendre où chacun veut les emmener.

Beaucoup de personnalités suivies pendant des années commencent d’ailleurs à perdre leur crédibilité. Le public découvre progressivement que certaines d’entre elles dénonçaient la manipulation tout en manipulant elles-mêmes les informations.

C’est cela, l’entre-deux mondes : d’un côté ceux qui suivent aveuglément, de l’autre ceux qui refusent tout par principe, et au milieu ceux qui essaient encore de conserver leur souveraineté de pensée.

L’euro numérique va-t-il remplacer l’argent liquide ?

Le deuxième grand sujet de ce live concerne l’euro numérique.

Depuis plusieurs mois, on entend que l’euro numérique serait créé pour supprimer les billets, les pièces, les cartes bancaires, les chèques, les virements, PayPal, Stripe et tous les autres moyens de paiement.

J’ai donc posé une question très simple : où cela est-il écrit officiellement ?

Je demande une source officielle, pas une vidéo, pas une publication alarmiste, pas le commentaire d’une personne affirmant avoir compris quelque chose qu’elle n’a jamais lu.

Où est le texte disant que l’euro numérique remplacera obligatoirement tous les autres moyens de paiement et entraînera la disparition de l’argent liquide ?

Pendant près d’une heure, personne n’a apporté ce lien.

Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas se poser de questions sur l’euro numérique. Cela ne signifie pas non plus que je suis pour ou contre ce projet.

À aucun moment je n’ai affirmé soutenir l’euro numérique. J’ai simplement rappelé ce qui est écrit dans les documents disponibles et distingué les faits des peurs projetées sur le futur.

Selon les informations officielles de la Banque centrale européenne, de la Banque de France et du Parlement européen, l’euro numérique est conçu pour coexister avec les espèces et non pour les remplacer.

Il serait présenté comme un moyen de paiement supplémentaire, au même titre que la carte bancaire ou le paiement par téléphone.

À l’heure actuelle, rien dans les textes ne prévoit la suppression des billets et des pièces en raison de l’arrivée de l’euro numérique.

À long terme, personne ne peut garantir ce que décideront les gouvernements dans vingt ou trente ans. Mais une suppression complète de l’argent liquide nécessiterait de nouvelles décisions politiques et de nouvelles modifications législatives.

On ne peut donc pas affirmer aujourd’hui qu’une suppression est déjà décidée alors qu’aucun texte actuel ne le prévoit.

Si les espèces doivent disparaître, pourquoi fabriquer de nouveaux billets ?

Il existe également une contradiction évidente dans certains discours.

La Banque centrale européenne continue d’investir dans les billets et prépare de nouvelles séries. De nouvelles pièces sont également frappées.

Pourquoi des institutions dépenseraient-elles de l’argent pour concevoir, sécuriser, fabriquer et distribuer de nouveaux billets et de nouvelles pièces si leur disparition immédiate était déjà programmée ?

Ce serait comme construire une maison entière simplement pour le plaisir de la construire, tout en sachant que personne n’y habitera jamais.

Cela ne prouve pas que l’argent liquide existera éternellement sous sa forme actuelle. Mais cela montre au minimum qu’aucune disparition immédiate n’est prévue.

Il faut également rappeler que, dans de nombreux pays, le paiement en espèces reste extrêmement important.

En Thaïlande, en Algérie, en Tunisie, au Portugal, dans certaines zones d’Espagne ou encore dans des territoires comme La Réunion, de nombreux petits commerces fonctionnent encore principalement en liquide. Certains ne possèdent même pas de terminal de paiement.

Comment ferait-on avec les touristes ou les habitants de ces pays qui utilisent peu les cartes bancaires ? Comment fonctionneraient les petits marchés, les commerces éloignés, les villages ou les zones dans lesquelles les infrastructures numériques sont insuffisantes ?

La réalité mondiale ne se limite pas aux grandes villes françaises et aux personnes qui paient tout avec leur téléphone.

La baisse de l’argent liquide vient aussi de nos habitudes

Il existe toutefois une autre réalité : l’usage des espèces diminue.

Mais avant d’accuser uniquement l’État, il faut regarder notre propre comportement.

Lorsque j’avais mon commerce, sur dix clients, il n’y en avait parfois qu’un seul qui payait en liquide. Les autres utilisaient la carte bancaire ou le téléphone.

Les consommateurs retirent moins d’argent. Les jeunes générations utilisent énormément le sans-contact, les virements, les applications et les paiements mobiles.

Si l’argent liquide devient progressivement marginal, cela pourra donc se produire sans qu’une loi ne l’interdise officiellement.

Si les commerces voient que neuf clients sur dix paient par carte, ils s’adaptent. Si les banques constatent que les distributeurs sont moins utilisés, elles peuvent en réduire le nombre. Si les consommateurs cessent eux-mêmes d’utiliser les espèces, ils participent directement à leur recul.

On ne peut pas abandonner volontairement un moyen de paiement pendant des années, puis accuser uniquement le gouvernement lorsque ce moyen de paiement devient moins présent.

Notre manière de consommer influence aussi les décisions prises.

L’euro numérique servira surtout à certains échanges

Je ressens que l’euro numérique sera particulièrement utilisé par les sociétés, pour certaines transactions importantes et pour des mouvements de fonds.

Il pourra aussi être choisi par des particuliers ou proposé comme moyen de paiement supplémentaire sur certains sites Internet.

Comme un commerçant peut aujourd’hui décider d’accepter la carte bancaire, PayPal ou un autre service, certains pourront choisir d’intégrer l’euro numérique à leurs solutions de paiement.

Il y aura probablement une forte communication destinée à pousser les citoyens et les entreprises à l’utiliser. Plus un nouveau moyen de paiement sera utilisé, plus les institutions qui le développent pourront démontrer son utilité et justifier son maintien.

Mais cela ne signifie pas qu’il deviendra obligatoirement le premier moyen de paiement ou qu’il supprimera automatiquement tous les autres.

Le tirage sur le devenir de l’argent liquide

Après avoir rappelé les textes et les informations officielles, j’ai posé les cartes pour demander quel serait le devenir de l’argent liquide.

Le tirage a fait apparaître la Lune, l’Ermite, la pression, la souffrance et la victimisation, la guérison, le conflit, l’affection, l’amitié et la nourrice perspicace.

Le tirage montre effectivement une baisse de l’utilisation de l’argent liquide. Mais cette baisse ne serait pas uniquement décidée par les gouvernements ou par l’Europe. Elle viendrait aussi de la manière dont les citoyens choisissent de payer.

Les cartes confirment une transformation des moyens de paiement, mais elles ne montrent pas une disparition définitive des espèces, ni aujourd’hui ni dans les années à venir.

L’euro numérique devrait connaître une période de progression. Il sera testé, utilisé par des entreprises et intégré à certains mouvements financiers importants.

Mais le tirage montre également une forme de chute ou de retournement. L’euro numérique ne resterait pas forcément le moyen de paiement prioritaire que certains imaginent.

Il existerait, mais il connaîtrait des difficultés et une perte d’élan.

L’argent liquide reprendra de l’importance

Dans mes voyances depuis plusieurs années, je ressens que l’argent liquide reprendra le dessus à un moment donné.

Je ne parle pas nécessairement du prochain gouvernement ni des prochaines années. Cette évolution me paraît beaucoup plus lointaine.

Dans le tirage, l’affection et l’amitié représentent également l’attachement des citoyens à l’argent matériel : le papier, les billets, les pièces et même l’odeur particulière de l’encre des billets.

Je ressens aussi un événement comparable à un blackout, qu’il soit mondial ou limité à certains pays. Un problème touchant Internet ou l’électricité pourrait empêcher temporairement les paiements par carte bancaire et par téléphone.

Les citoyens prendraient alors conscience qu’un système entièrement numérique peut devenir inutilisable lorsqu’il n’y a plus de réseau ou d’électricité.

Dans une telle situation, seuls les billets et les pièces permettraient encore de payer.

Cette expérience provoquerait une prise de conscience et pousserait de nombreuses personnes à conserver à nouveau une réserve d’argent liquide.

La nourrice perspicace, représentée par la dame de coupe, montre une population qui prend du recul, réfléchit et devient plus attentive à son argent. Il ne s’agit pas seulement d’un jeu de pouvoir politique. Il s’agit aussi d’un choix individuel et collectif.

Les citoyens pourront décider de recommencer à utiliser davantage les espèces afin de préserver ce moyen de paiement.

Garder son esprit critique sans vivre dans la peur

Je comprends que les nouvelles technologies puissent inquiéter. Je comprends également que la vérification d’identité, l’euro numérique et la collecte de données posent des questions légitimes.

Mais poser des questions ne signifie pas inventer les réponses avant même d’avoir lu les textes.

Il faut arrêter de vivre uniquement à travers la peur diffusée par les réseaux sociaux.

Il faut arrêter de croire qu’une personne dit forcément la vérité simplement parce qu’elle se présente comme un lanceur d’alerte.

Il faut lire, comparer, chercher les sources officielles et conserver son propre jugement.

Ne me croyez pas simplement parce que je vous parle. Faites vos propres recherches. Vérifiez les textes et confrontez les informations.

C’est aussi cela, reprendre sa souveraineté de pensée.

Nous pouvons nous méfier des gouvernements sans croire automatiquement tous ceux qui les combattent. Nous pouvons vouloir protéger les enfants tout en restant attentifs aux méthodes utilisées. Nous pouvons nous interroger sur l’euro numérique sans affirmer que les espèces seront supprimées demain.

La réalité est rarement entièrement blanche ou entièrement noire.

Elle se trouve souvent dans cet entre-deux mondes où il faut apprendre à réfléchir par soi-même.

Pour le moment, les textes officiels ne prévoient pas la disparition de l’argent liquide. Ma voyance ne montre pas non plus sa disparition définitive. Elle montre une baisse de son usage, une progression des paiements numériques, puis une prise de conscience qui pourrait redonner aux billets et aux pièces une place importante.

L’argent liquide n’a donc pas dit son dernier mot.

 

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